08 febrero 2009

Longtemps...

Je ne suis pas souvent ici
Et je ne sais pas où je suis
Ailleurs, peut-être...
Ailleurs, cherchant l'ici
dans les quotidiens et les hebdomadaires
Dans l'illusion du temps qui passe sans passant
Et moi qui regarde...

Les mêmes jeux
Les mêmes thèmes
Et des je t'aime différents, un peu,
Toujours pareil.

Jécris peu.
Ca adonne bien, vous êtes peu nombreux à lire.
Vous reviendrez peut-être; je repars.
Drôle de mouvement.

Je n'en suis pas à un paradoxe près.
Je suis un paradoxe qui marche.

Vous en connaissez beaucoup des filles qui partent à l'aventure à l'étranger
Mais qui suent à l'idée d'appeler quelque part pour demander un renseignement?
Qui affrontent des groupes d'ados assoiffés de sang mais qui tremblent quand vient le moment de sonner chez un étranger?
Je suis ce genre de paradoxe.

Ça fait de moi, moi.

Je pars dans quelques jours et il y a une partie de moi qui resterait.
J'apprécie mon quotidien montréalais, ma routine, la facilité de la vie ici...
Une partie de moi n'a pas le goût de se priver d'oeufs, de bananes ou même de pain pour la seule raison que "no hay". L'autre a hâte au soleil et à l'espagnol, aux sourires et à la chaleur des gens, hâte aux Cubains et à leur façon d'être, hâte à la salsa et aux réveils aux côtés d'une douce petite bête au grand coeur.

Un autre départ où je serai encore ici et où vous aurez la tâche de me raconter l'ailleurs...

Longtemps...

Je ne suis pas souvent ici
Et je ne sais pas o

21 diciembre 2008

Je prends du temps
Comme si j'en avais trop
Comme s'il s'étirait devant moi à perte de vue
Comme si je nageais dans son abondance
Comme si j'allais toujours en avoir
Je prends trop de temps
Trop de temps qui file
Me glisse entre les doigts
Trop de temps qui se perd
Qui passe trop vite

Je prends trop de temps
Je remets tout à demain
Comme s'il existait
Je n'écris pas aujourd'hui,
Je le ferai demain
Dans l'illusion du temps

J'attends le temps
Pour me passionner
Pour prendre mes rêves au sérieux
Pour méditer, pour léviter
Pour m'arrêter

J'attends le demain
Qui ne viendra pas
Je me perds et me floue
Je m'égare et m'arnaque
Je me fais vraiment croire
Que demain, je serai

26 agosto 2008

Sur l'ile...

Sous un ciel d’un bleu fort
Bleu permanent indélébile
Sous un soleil de plomb qui plombe
Sous le jour qui s’étire
Sans pour autant se réveiller
Sous la nuit chaude de rhum
Et au-dessus de tout ça

Je suis ici
Je vais bien

L’essentiel est ici.

J’ai encore un problème d’éthique.
J’ignore qui est en train de lire
Et je me refuse à étaler ma vie

Pour plus de détails,
Faites moi signe,
Soyez mon ami,
Appelez mes parents,
Venez me voir.

De Croatie à Reyjavik
En passant par le Portugal
Et la Pointe-du-Lac
Sans oublier Trois-Rivières
Ou Montréal, je vous salue
Et j’espère que vous allez bien.

15 julio 2008

Le faux qui tousse.


Bordel,
je faisais l'effort d'un retour et on a décidé de tout effacer... Comme si je me souvenais de ce que je venais d'écrire...

L'envolée a pris son temps
Pour n'avoir tort que dans la mer
A couru à contre-courant
A semé le temps qui passe
A eu raison de la saison
En parachute à l'envers

L'enjeu s'il voulait
Pendrait la somme de l'aube
Enfanterait la dentelle fausse
D'un jardin sans voyelles et sans noms
Car il en aurait plusieurs
S'attendre et on s'y perdrait

Le ciel amer a vu clair
Obscur encore entre les lames
Jadis encore entre les drames
Du m'as-tu vu, du déjà vu du lustucru
Charmés encore, les antes haussent
Le ton qui fausse
Le faux qui tousse
Et qui encore?

**********
Écrire, somme toute, n'est pas difficile. Il suffit de pianoter, de gribouiller, de laisser venir. Car ça vient toujours. Dans mon cas du moins. C'est très léger. C'est ce que vous voulez. C'est ce que vous interprétez. C'est, si ce n'est pas ce qui me chante, c'est au moins ce que je chante.
Allez.
Zou

Sans allure

Écrire gratuitement en envolées
Écrire plus haut pour enterrer le silence
Monologuer mes diphtéries et mes diphtongues
Voler le plus étrange des ascenseurs
Prendre feu dans l'éternelle odeur
Du sans allure, du sans avenir
Brûlant la flamme de l'hirondelle



Marche encore dans l'encre
Trempé jusqu'aux orteils
A réécrit sa langue de bois
A refait sa vie à l'envers
A pris les jambes à son coup
Et s'est enfargée
Comment aurait-il pu en être autrement?



On prie l'hiver sans elle
Méticulant l'aurore en dentelles
Et si l'enfance jouait encore
On pourrait pendre les voyelles
Semer le guet-apens
Charmer l'insoluble
Et prétendre avoir raison
Car, qui aurait tort?

29 junio 2008

La réponse de l'écho

Est-ce que ça vous manque?
Est-ce que je vous manque?

Et l'écho qui me répond...

09 junio 2008

Soleil sur Freiburg.



Aujourd'hui, j'ai pris la journée pour m'ennuyer de Guillermo. C'est intense de passer 24 h sur 24 avec quelqu'un, et puis aujourd'hui, on devait aller visiter des installations solaires et jai décidé de passer mon tour. Ça me donne un peu de temps pour vous écrire quoique je devrais aller marcher dehors, il fait enfin beau. Avec notre voyage gris à Paris, ça fait au moins 8-9 jours qu'on n'a pas vu le soleil. J'hésite à mettre dautres photos, les photos de voyage; c'est cool quand tu as fait le voyage mais autrement... ça dit pas grand chose. En tous cas, pour ma part, ça me sert surtout à envier la personne et les lieux qu'elle a visités, mais ça ne fait rien renaitre comme quand je regarde les miennes. Bref, je sais pas si je vais en mettre... en plus, elles ne rendent jamais justice à la réalité, ne portent ni odeurs, ni sons, ni saveurs et les souvenirs que je garde sont sûrement les plus savoureux... (...)


Finalement, en voici trois, vous ferez bien ce que vous voulez avec! Moi et Paris en arrière-plan, Notre-Dame de Paris, et une petite scène du cimetière du Père Lachaise.Alors bon, des hauts, des bas et des adaptations constantes. À travers tout ça, je crois que ma relation avec Guillermo se solidifie puisqu'on arrive à se parler et à se comprendre... en tous cas, on essaie. La vie en commun est évidemment pas mal plus intense que de longues conversations au téléphone, croyez-moi, ça n'a rien à voir. Je me rends compte que l'importance de la communication dans un couple n'est pas un cliché et j'ai aussi l'impression d'avancer à travers ça. Bref, ça va!Mon eczéma (ça y est, je sais déjà pu comment l'écrire) réagit plutot bien à la crème allemande rassurez-vous. J'ai une ampoule à cause de mes souliers neufs, question de vous tenir corporellement à jour. Hier, on a fait du hiking dans une montagne à proximité de Freiburg, forts jolis paysages et randonnée plutôt intense par moments. Le moment le plus mémorable est sans doute lorsqu'on a voulu redescendre avec le téléphérique, 30 minutes après sa fermeture. On était donc pris en haut. Mais là, on est en haut d'une montagne qu'on a pris 20 minutes à monter en téléphérique! 10 bons km par la route et passablement cowboy à descendre en ligne droite. On s'était fait prendre par la pluie (donc trempés et congelés) et il pleuvait encore. Taxi? 30 bons euros jusqu'en haut. Tomas est donc descendu un peu plus bas dans l'espoir d'un lift jusqu'au pied de la montagne d'où il remonterait pour venir nous chercher. Frissons et grincements de dents plus tard, on l'a vu arriver et on a regagné la maison, à moitié morts. Mais franchement, c'est joli la Forêt Noire. Encore une fois, les photos ne rendront probablement pas justice à la magie du moment mais bon, vous les verrez peut-être quand même. Heureusement, on a soupé asiatique! Tomas avait préparé un plat citronnelle, noix de coco et je sais pas quoi d'autre, tout à fait succulent qui nous a tous réconciliés. Puis, je sais pas si vous êtes au courant mais c'est la Coupe d'Europe de soccer... je suis pas sûre que c'est comme ça que ça s'appelle en français, mais reste que c'est en ce moment et que l'Allemagne jouait hier. J'ai dû me taper un bout de la partie en plus de 2 heures de klaxons parce qu'ils ont gagné. Tantôt, je suis sortie toute seule. C'était la première fois. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai marché jusqu'au centre de la ville (de là mon ampoule) dans l'espoir de pouvoir changer de l'argent. Je suis entrée au bureau touristique et la jeune fille m'a répondu dans un français approximatif que je pouvais changer de largent dans "le rouge monument", le tout accompagné par un vague geste de la main. Je suis donc sortie avec l'intention de trouver un rouge monument. Mais tout ce qui avait de rouge ne ressemblait pas à un monument et tout ce qui ressemblait à un monument ne ressemblait définitivement pas à un endroit où je pouvais changer de l'argent. Toujours est-il que je n'ai toujours pas changé d'argent et que Guillermo a pas l'air de vouloir arriver... on fera peut-être ça demain finalement.Alors voilà, pour votre information, je reviens au Québec dimanche. Mardi, on va à l'université; Guillermo y fera une conférence sur la Révolution énergétique à Cuba. Mercredi et jeudi nous serons à Munich. Guillermo doit assister à une conférence sur les énergies renouvelables... ou quelque chose dans le genre et je l'accompagne. On visitera la ville une des deux journées. Vendredi et samedi ce sera le moment de paqueter, de faire les derniers achats et les adieux. Samedi soir, c'est la fête d'adieu et on part dimanche matin. Ensemble jusqu'à Paris, où on prendra chacun notre avion vers notre ville respective... Montréal et La Habana.Je vous laisse... À bientôt! Vé.

06 junio 2008

L'APRÈS PARIS.

Salut tout le monde!


C'est bien parce que je vois qu'il y a des gens qui viennent lire que je prends quelques instants pour taper les dernières nouvelles... celles qui sont tout à fait nombreuses sans vraiment lêtre au fond. Nous sommes allés à Paris, nous en sommes revenus et nous nous portons plutôt bien. Ma principale et plus dérangeante préoccupation du moment est que mon exzéma (?) (NDLR : eczéma.) recommence. Pareil comme quand j'avais 7-8 ans... bordel ce que ça peut piquer et être achalant ce truc! Guillermo est parti chez le médecin pour essayer d'avoir des prescriptions pour des gens à Cuba et il m'a dit qu'il allait essayer de me sauver par la même occasion. Je ne comprends pas pourquoi ça ressort à ce moment-ci, puisque je ne considère pas être plus stressée que pendant les fins de session passées par exemple. En tous cas, c'est sûrement pas pour entendre parler de mon eczéma que vous êtes entrés ici hen? Bon, je viens de vous joindre quelques photos, en espérant que mon papa trouve comment les mettre sur le blog. (Évidemment qu'y dit! :-) ) Vous pouvez constater sur une d'entre elles l'importance du moyen de transport à deux roues. C'est vraiment impressionnant, tout le monde se déplace en vélo et on a dû inventer le parking à 2 étages. Pas fou et encore une fois super organisé. Et quand il manque de supports ou juste parce que ça leur tente je crois, ils laissent leur vélo quelque part sur le trottoir et verrouillent le cadre et une roue avec leur cadenas. De toute façon, avec l'ordre qui règne ici et puisque tout le monde en a un, je doute qu'il y ait beaucoup de vols de vélo.
















Sur une autre photo, c'est la ville vue de la montagne que j'ai grimpée avec Guillermo, une petite marche pas trop fatiguante pour une vue intéressante sur la ville et la Forêt Noire. Puis finalement, le marché près de la cathédrale (que vous pouvez apercevoir sur l'autre photo vue d'en-haut) où nous avons acheté des fraises, des légumes, du fromage, des saucisses (mais oui, vous avez bien lu! Des saucisses!). Il y a eu plein de petites péripéties que j'oublie en ce moment. Comme je vous le disais, c'est un peu éprouvant de ne rien saisir des conversations. Parfois, je pose une question à Guillermo, espérant trouver quelque chose de logique à cette langue. Je sais pas moi... une terminaison commune à tous les verbes, une règle, quelque chose de commun à 2 mots qui se ressemblent mais non. L'allemand est une langue de fous et j'y ai vu bien peu de logique jusqu'à maintenant. Si mon eczéma n'avait pas commencé au Québec, je crois que je l'aurais expliqué par mon stress de ne rien comprendre, bordel! Donc ben voilà, on est partis samedi après-midi direction Paris en TGV. On a fait un changement à Karlruhe et puis zou, on revient sur nos pas (ce dont je ne m'étais pas rendu compte avant que Guillermo me le dise), on passe à Strasbourg et on arrive à Paris 4 heures et des poussières plus tard. Sur notre billet, il était écrit qu'on arrivait à 20h34 et ben bordel, le temps d'arrêter complètement et d'ouvrir les portes, il était précisément 20h34. Sont fous ces Allemands! Ah ah non mais ça change de Cuba des gens organisés à ce point! Je ne m'en plains pas. Ca ressemble un peu plus au Québec de savoir où on s'en va sans avoir la certitude silencieuse que le ciel de la désorganisation va nous tomber sur la tete. (Yéééééé!!! J'ai maintenant une crème qui me sauvera peut-être de l'eczéma... mais entretemps, un doigt en moins pour écrire héhé !) Alors, arrivés à lheure exacte, nous avons été accueillis par Marie-Laure. Bon, je vous reviens sous peu... vous avez au moins un ti quelque chose à vous mettre sous la dent... Au plaisir de recevoir de vos nouvelles. J'ai ma crème! J'ai du fromage! Je tiens bon! À+ . Vé.